Entre art et science : les notes

Dans mon dernier article, j’ai partagé quelques réflexions personnelles sur ma vision des dispositifs étiquetés comme « art et science ». Et j’ai été ravie de voir naître des discussions à ce sujet sur twitter, y compris avec des personnes n’ayant pas le même point de vue que moi (parce que les débats entre personnes du même avis c’est confortable mais pas très enrichissant). Si vous voulez que vos remarques puissent être facilement accessibles aux personnes qui liront les articles associés, n’hésitez pas à utiliser l’espace commentaire : il est là pour ça.

J’avais également profité de cet article pour vous recommander des projets art et science que je trouve réussis dans le domaine de la bande dessinée. Aujourd’hui je vous propose une autre thématique qui, attention, risque de vous occuper pendant un moment : la musique !

L’idée n’est pas de vous partager du contenu de vulgarisation concernant la musique (même s’il en existe de grande qualité sur internet, notamment cette vidéo de David Louapre et Vled Tapas sur les mathématiques et la musique) mais bien des œuvres artistiques comprenant une forte dimension pédagogique. Commençons par… des chorégraphies.


Si vous aimez la danse et les sciences, je vous recommande de suivre les résultats du concours annuel « Dance your PhD ».

Organisé depuis 12 ans par le magazine Science et l’Association américaine pour l’avancement des sciences, il s’adresse aux doctorants et jeunes docteurs qui, pour candidater, doivent envoyer au jury la vidéo d’une chorégraphie représentant leurs recherches… dans laquelle il faut qu’ils apparaissent eux-mêmes. Un sacré défi ! Au cas où : l’appel est en cours pour l’édition 2020…

Évidemment, comme dans tout concours, les candidatures sont très différentes les unes des autres. Le niveau de danse et le niveau de vulgarisation varient. Beaucoup des vidéos sont en fait des chorégraphies surtitrées pour expliquer les phénomènes scientifiques représentés mais c’est un format que j’aime beaucoup. D’une part parce qu’il est très humain : le choix de la musique et de la chorégraphie en disent beaucoup sur les jeunes chercheurs participants. Et d’autre part parce qu’il y a des petits bijoux, que ce soit en termes de vulgarisation ou de créativité.

J’aime notamment beaucoup cette vidéo de 2016 représentant la transcription des ARN via la valse, celle-ci sur la réponse immunitaire au cancer et ce bijou sur la théorie des nœuds (avec un lien en description pour aller plus loin sur la partie mathématiques). Je trouve que les trois mêlent efficacement danse et contenu pédagogique. Les messages passés ne sont pas forcément très compliqués, mais on s’en souvient et, pour la troisième, on récupère un peu de vocabulaire au passage.

Ce qui me plait globalement dans ce concours c’est qu’il y en a vraiment pour tous les goûts, avec des performances très narratives (ici ou ), d’autres clairement axées sur l’incarnation de molécules ou de cellules (ici ou ) et d’autres qui mêlent les deux (comme ici).
 
D’ailleurs, quitte à avoir à nouveau passé quelques heures à me perdre sur YouTube, je profite honteusement de ce billet pour partager des vidéos que j’aime même si leur contenu en terme de vulgarisation n’est pas forcément énorme : celle-ci, qui place la barre « talent caché de doctorant » très très haut (oui, la doctorante et la danseuse sont une seule et même personne) et celle-ci, dont je trouve les costumes et les attitudes merveilleux.

Et je vous propose de terminer en beauté avec cette magnifique comédie musicale en mode swing sur les supraconducteurs, qui, en plus d’être très pédagogue fait une parfaite transition pour aborder la vulgarisation en chansons !


Il y a quelques incontournables dans la catégorie des chansons scientifiques. Les plus biologistes d’entre vous penseront peut-être à deux vieilles publicités de Bio-Rad, pour une machine et un mix à PCR. L’effort de vulgarisation n’est pas énorme parce que ces vidéos s’adressent à un public qui connait déjà la thématique, mais force est de constater qu’il y a du contenu.

Plus récent, plus éclectique et plus pédagogue (mais toujours aussi anglophone), il y a la chaîne A capella science qui, comme son nom l’indique, a pris le parti de vulgariser en chanson ET en faisant tous les instruments a capella. Si vous ne connaissez pas déjà, prenez quelques minutes pour découvrir, mais je ne garantis pas que vous puissiez retourner à une activité normale après la première vidéo. Et si vous connaissez déjà, soyons honnête, vous allez sans doute aller écouter une chanson quand même pour le plaisir !

Mes deux vidéos préférées : CRISPR-Cas9 sur l’air de Mr Sandman (elle reste dans la tête par contre, je vous aurai prévenus) et un topo sur l’entropie sur un air de Billy Joël qui est une vraie prouesse de réalisation vidéo, je vous invite à jeter un coup d’œil au making of.

Mais nous venons à peine d’entrebâiller la porte, car il y a énormément de chansons liées aux sciences sur internet. Parmi les incontournables on peut citer la chaîne ASAP science, qui produit différents formats de vidéos de vulgarisation, dont des chansons rassemblées dans une playlist pas tout à fait à jour. En cette période de fin d’année, je recommande notamment leurs chants de Noël scientifiques !

Ils sont également à l’origine de la chanson « Science never goes out of style », qui valorise les sciences et la recherche, et d’un morceau sur les consignes de sécurité dans un laboratoire (il y a beaucoup de parodies de chansons abordant la recherche et son fonctionnement, je n’en parlerai pas aujourd’hui en dehors de cette petite exception parce que ce n’est pas vraiment de la vulgarisation, mais manifestez-vous si ça vous intéresse).


Si vous n’êtes pas anglophone, vous commencez peut-être à vous lasser de ces recommandations incompréhensibles. Il faut dire que les chansons de sciences sont beaucoup moins nombreuses en français qu’en anglais mais il en existe quand même quelques-unes qui valent le détour !

Je pense notamment à l’adaptation française des « Epic Rap Battles of History » (parmi lesquels on trouve parfois de la science aussi) par la chaîne du Lab3 : les batailles de rap épiques de biologie ! Ici un duel sans merci entre les requins et les dauphins.

La chaîne de vulgarisation de l’esprit critique La tronche en biais a pour sa part le bon goût de compter parmi ses membres un musicien de talent (Vled Tapas, déjà mentionné en début d’article et dont vous trouverez le travail musical ici). On y retrouve donc deux chansons composées spécialement pour la chaîne et qui font l’éloge de l’esprit critique : J’ai comme un doute et L’esprit ouvert.

Force est de constater qu’en dehors de ces deux exemples, la vulgarisation chantée francophone est rare. Droupix, un Docteur en neurosciences devenu journaliste scientifique, avait lancé sa chaîne avec des chansons servant d’introduction à des articles de vulgarisation, mais il a a priori arrêté ce format depuis.

En revanche, si on s’écarte un tout petit peu de la vulgarisation pour s’intéresser à l’enseignement, on trouve à nouveau de super initiatives !

J’aime beaucoup Issaba, un rappeur et professeur de mathématiques qui propose des cours de maths rappés et fait intervenir ses élèves dans les clips qu’il met en ligne. Dans le même esprit, on peut citer Mélix SVT qui a toute une playlist de révisions en chansons pour les lycéens.

Enfin, toujours pour réviser même si non réalisées par des enseignants, les trois vidéos de Rap Philo de PV Nova et Cyrus North ont rencontré un beau succès (vidéo 1, vidéo 2, vidéo 3).


Si vous connaissez d’autres chansons scientifiques francophones faites-moi signe, on n’en a jamais assez ! D’ailleurs, si vous commencez à vous perdre sur YouTube, cet article peut vous occuper quelques heures sans difficulté (c’est du vécu). La prochaine fois on clôturera vraisemblablement cette série sur les dispositifs art et science avec une réflexion sur le théâtre et les jeux à vocation pédagogique.

Bonnes fêtes à toutes et à tous d’ici là !



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Entre art et science : les bulles

La chaîne Le Mock a récemment mis en ligne une vidéo très intéressante à propos de l’évolution de la vulgarisation sur YouTube. Réalisée dans le cadre d’une résidence de création organisée au Quai des savoirs, celle-ci donne la parole à plusieurs vidéastes vulgarisateurs qui partagent leurs expériences et leurs réflexions.

Parmi eux se trouve Clothilde Chamussy, créatrice de la chaîne Passé Sauvage, qui, à 18’05, fait cette remarque qui m’a accrochée l’oreille : « La vulgarisation ça se place au milieu, entre l’activité artistique et l’activité de recherche. »

En tant que fille d’un auteur compositeur interprète et d’une danseuse devenue plasticienne puis graphiste, m’étant moi-même essayée avec plus ou moins de succès au piano, au violon, à la danse, au chant et au théâtre et ayant voulu me professionnaliser dans la recherche avant d’opter pour la vulgarisation… je dois dire que ça me parle !

En y réfléchissant il y a sans doute un parallèle à faire entre ma nette préférence artistique pour la pratique du théâtre, qui n’a de sens que présenté sur scène, et mon attirance pour le contact direct du public en tant que vulgarisatrice. Avec dans les deux cas l’envie d’aller bidouiller les rouages en coulisses, que ce soit en faisant de la mise en scène ou en gérant des projets de médiation.

Mais on s’écarte du sujet que je voulais aborder aujourd’hui ! Car la réflexion de Clothilde m’a aussi rappelé les nombreuses initiatives qui essayent de mêler harmonieusement l’art et la science, qu’on regroupe généralement sous l’appellation « art et science » et qui, pourtant, ne sont pas toujours des exemples de vulgarisation réussie.

Image issue d’une expérience.

Mes goûts personnels font que je suis très attirée par ce type de projets, et je suis généralement déçue. Sans doute parce que je suis exigeante : j’attends d’un dispositif art et science qu’il mette ces deux facettes à égalité, ce qui constitue un équilibre délicat et difficile à atteindre.

Dans la majorité de ce que j’ai pu voir, la science avait servi de source d’inspiration à l’art mais le rendu était essentiellement artistique, sans explication permettant d’y ajouter une dimension pédagogique. Ce type d’œuvre reste évidemment intéressant, et certaines de celles que j’ai vues m’auraient sans doute beaucoup plus enthousiasmée si elles ne m’avaient pas été présentées avec l’étiquette « art et science ». Mais je les trouve terriblement frustrantes : j’ai toujours envie d’en savoir plus sur la science à l’origine de l’œuvre.

A l’inverse, mais c’est plus rare ou en tous cas moins mis en valeur, j’ai aussi vu des projets art et science dans lesquels la dimension pédagogique était très présente mais le rendu artistique plutôt brouillon. C’était souvent des initiatives portées par des chercheurs ou des laboratoires, et à titre personnel je les trouve plus intéressantes que celles dans lesquelles l’art a pris le pas sur la science. Essentiellement parce que dans le premier cas il suffirait de retravailler un peu les finitions pour obtenir un résultat équilibré entre art et pédagogie alors que dans le second cas l’entièreté de l’œuvre serait généralement à repenser pour pouvoir y inclure du contenu scientifique intelligible par le public.

Mais assez critiqué ! Souligner les problèmes récurrents n’est qu’une façon parmi d’autres de trouver des pistes d’amélioration. On peut aussi mettre en valeur les projets qui fonctionnent bien et essayer d’en tirer des leçons. Je vous propose donc une petite sélection d’initiatives art et science que je trouve réussies et j’en profite pour dire qu’évidemment, tout ceci, critiques négatives comme positives, dépend nécessairement des goûts et des attentes de chacun.

Quelques bulles issues d’une expérience.

En préparant ce billet je me suis rendu compte qu’en fait il y a énormément de dispositifs art et science que j’apprécie, ce qui a eu deux conséquences. La première a été de me décider à séparer ce qui devait ne constituer qu’un article en une série de recommandations thématiques, et la seconde de me faire un peu revenir sur mon pessimisme initial.

Il est finalement faux de dire que la majorité des projets art et science que j’ai vus étaient décevants. Mais la plupart de ceux qui m’ont convaincue ont un point commun : ils ne revendiquent pas l’étiquette « art et science » et je n’ai donc pas pensé à eux tout de suite quand j’ai commencé à réfléchir à ce sujet.

Est-ce parce que les personnes (ou groupes de personnes) les mieux placées pour allier talent artistique et talent de vulgarisation trouvent ça tellement naturel qu’elles ne pensent pas à identifier explicitement cette démarche ? Parce que beaucoup de ces initiatives sont plutôt détachées du milieu de la culture scientifique, où est généralement utilisée l’appellation « art et science » ? Je n’en sais honnêtement rien et je serai ravie de découvrir vos réflexions à ce sujet !

Mais, puisque les projets réussis sont en fait nombreux et cet article déjà assez long, entamons les recommandations ! Mes critères personnels pour considérer un dispositif art et science comme réussi sont les suivants :
– le rendu artistique est bon (ce critère à lui seul explose déjà tous les compteurs possibles de subjectivité, désolée, mais ça arrive vite quand on parle d’art)
– du contenu scientifique est transmis au public
– ce contenu est fiable
– ce contenu est intelligible
Si cela correspond à votre propre grille de lecture, les projets qui m’ont plu devraient vous plaire aussi !

Comme nous nous apprêtons à entamer 2020, l’année de la bande dessinée, j’ai choisi de commencer mes partages par cette discipline-là. Elle fournit de nombreuses initiatives art et science de qualité, certaines étant gratuites et accessibles en ligne, d’autres susceptibles de faire de beaux cadeaux de Noël.

Logo de l’opération 2020 année de la bande dessinée

Une des grandes références « sciences et BD » est incontestablement Marion Montaigne et notamment son blog Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même !). Depuis plusieurs années son Professeur Moustache y vulgarise des sujets de toutes les disciplines, avec une bonne dose d’humour et pas mal d’histoire des sciences. En plus des planches en ligne, ce blog a donné lieu à 5 bandes dessinées et à une série de vidéos, il y en a pour tous les goûts.
Marion Montaigne est également l’autrice de la bande dessinée « Dans la combi de Thomas Pesquet », qui retrace le parcours de notre astronaute national avec, comme à son habitude, plus de sincérité que de glamour. Et ça fait du bien !

Dans les exemples de BD de vulgarisation très réussies, on peut également citer l’intégralité de la collection Octopus, lancée relativement récemment. De l’exploration martienne à la philosophie, elle ouvre ses pages à des créateurs différents pour chaque ouvrage avec plusieurs binômes dessinateur/vulgarisateur de qualité.

Parmi mes coups de cœurs personnels se trouvent aussi la série Histoires extraordinaires & sources d’étonnement, scénarisée par Patrick Baud aka Axolot, Economix, une histoire très touffue de l’économie, ainsi que les ouvrages réalisés par Peb & Fox à partir de portraits de doctorants. C’est-à-dire Sciences en bulles, livre édité pour la Fête de la science 2019 et téléchargeable gratuitement sur internet, et Ma thèse en 2 planches, reprenant 33 portraits de doctorants ayant participé au concours Ma thèse en 180 secondes à l’Université de Lorraine.

Si vous voulez aller plus loin dans votre exploration du monde de la recherche par la bande dessinée, vous pouvez pousser les portes d’un laboratoire et aller découvrir Material & Methods ! Ce manga, créé et autoédité par une Docteure en biologie (dont vous avez déjà vu au moins un dessin si vous avez regardé l’en-tête de ce site) suit un nouvel arrivant dans le milieu de la recherche et aborde aussi bien le fonctionnement des laboratoires que la biologie moléculaire. Si vous voulez voir ce que ça donne c’est facile : les deux premiers tomes sont consultables gratuitement en ligne.

Enfin, si la recherche vous intéresse mais que votre truc c’est le terrain plutôt que la paillasse, je vous recommande chaudement Les mésaventuriers de la science. Un livre aussi intéressant que son histoire ! Car tout a commencé par l’apparition du hashtag #FieldWorkFail sur twitter, via lequel des chercheurs partageaient des anecdotes de situations compliquées voire d’énormes ratés arrivés sur le terrain pendant leurs travaux de recherche. Parmi les personnes qui ont trouvé ce contenu aussi hilarant qu’inspirant, il y a eu Jim Jourdane, un dessinateur qui a commencé à illustrer une partie de ces histoires (certains dessins sont d’ailleurs accessibles en ligne). Finalement, le succès rencontré auprès du public a donné lieu à la publication d’un livre qui a sa place dans toutes les bonnes bibliothèques !

Voilà déjà une bonne liste de bandes dessinées alliant efficacement art et science, mais je suis sûre qu’elle n’est pas exhaustive. N’hésitez pas à partager vos propres recommandations en commentaires ! De mon côté je vais m’arrêter là pour aujourd’hui et je vous donne rendez-vous au prochain billet… pour parler de vulgarisation par la danse et la chanson.



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Hello world

Nous sommes fin 2019 et je viens de créer un blog. Parce que qu’en cette ère du « tout numérique », il me paraissait essentiel de rester à la pointe de la modernité !

Ou plus sérieusement parce qu’il y a pas mal de choses que j’ai envie de raconter mais que mon compte twitter ou ma chaîne Youtube ne me paraissent pas les bons endroits pour cela.

Je me suis un peu retourné le cerveau pour savoir par quoi commencer. Fallait-il lancer ce blog avec un article polémique suscitant le débat pour attirer du public ? Avec un partage d’expérience invitant d’autres professionnels de la culture scientifique à s’exprimer ? Avec une critique de livre, d’expo ou autre dispositif de vulgarisation ? Parler de quelque chose que j’ai vécu récemment ou replonger dans des faits plus anciens mais peut-être plus intéressants ?

J’ai décidé de faire les choses dans l’ordre (et de repousser cette décision, soyons honnête) en consacrant ce premier article à une petite présentation !

Si vous ne me connaissez pas : bonjour, je m’appelle Tania Louis, j’ai fait un Doctorat en biologie cellulaire dans une vie antérieure et je suis désormais médiatrice scientifique et conceptrice de contenus pédagogiques. J’aime les virus, l’histoire des sciences, le théâtre et tester de nouveaux outils de vulgarisation. Si vous voulez en savoir plus sur moi, vous pouvez aller faire un tour sur mon site professionnel.

Je préfère ne pas trop m’avancer sur ce que vous pourrez trouver sur ce blog, il va sans doute falloir un peu de temps pour que la ligne éditoriale se stabilise. Mais l’idée générale est de parler de diffusion de la culture scientifique et de partager mes expériences et réflexions dans ce domaine.

Aventure à suivre, donc !

PS : pour les plus impatients d’entre vous, j’ai déjà écrit, il y a un certain temps, deux articles publiés sur la plateforme Echosciences. Si cette introduction vous frustre et que vous espériez un peu plus de contenu à vous mettre sous la dent, vous les trouverez ici :
Amener un groupe dans un centre de sciences : 6 conseils pour que tout se passe bien
Trois vidéos indispensables si vous diffusez des informations scientifiques !



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Travail avec des chercheurs

M’étant orientée vers la culture scientifique après un Doctorat et trois ans de mission complémentaire d’enseignement à l’Université, je connais bien le milieu de la Recherche et j’ai eu de nombreuses interactions avec des chercheurs, à qui je propose notamment des formations. Sont évoqués sur cette page mes projets les plus pertinents en terme de diffusion des savoirs auprès du grand public.

L’objectif global de mon travail au sein du Cercle FSER était d’accompagner les personnels de recherche pour les inciter à s’impliquer dans des actions de culture scientifique. J’en ai ainsi mobilisé plusieurs dizaines pour les faire participer à La bio au labo (plus d’informations ici) et plusieurs centaines pour les faire participer à Declics 2017 (plus d’informations ).
Dans les deux cas j’ai eu à cœur d’avoir des panels d’intervenants paritaires en terme de genres mais aussi en terme de statuts (Declics 2017 a ainsi mobilisé 28% de doctorants, 17% de post-doctorants, 16% de chargés de recherche, 15% d’ITA, 12% de directeurs de recherche et 7% de maîtres de conférence).

J’ai été sollicitée par le Dr Sébastian Lequime, chercheur post-doctorant à l’Institut Rega, pour concevoir avec lui un projet de vulgarisation de son domaine de recherche dans le cadre du dépôt d’une demande pour un financement post-doctoral.
Nous avons imaginé un triptyque de vidéos animées exposant les fondements de l’épidémiologie moléculaire et produites en trois langues (français, anglais et néerlandais). Le financement correspondant ayant été obtenu, ces vidéos sont actuellement en cours de réalisation et je suis en charge de la rédaction des textes qui sont mis en images.
Plus d’informations ici.

Souhaitant renouveler ce type de projets permettant de mettre ma connaissance de l’écosystème de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche au service de l’implication des personnels concernés dans des actions de culture scientifique, j’ai créé la structure de conseil FaScile.
Initialement pensée pour les chercheurs elle peut être sollicitée par toute personne souhaitant être accompagnée dans la conception ou la réalisation d’un projet de diffusion des savoirs.



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Travail avec les scolaires

En plus de nombreuses interventions ponctuelles en classe en tant que médiatrice (maternelles et primaires), j’ai eu l’occasion de travailler sur deux projets à plus long terme lorsque j’étais salariée du Groupe TRACES :
– J’ai amené des élèves de CM1/CM2 dans des musées de science et je leur ai fait rencontrer des chercheurs puis travailler sur un rendu écrit dans le cadre du projet d’initiation au journalisme « Jeunes reporters scientifiques », soutenu par le dispositif Classe à Paris.
– J’ai co-animé 10 séances mêlant théâtre et science, avec des collégiens, pour mettre en place le projet PERFORM (en savoir plus dans la rubrique Théâtre et culture scientifique).

J’ai également travaillé directement avec des enseignants et autres personnels de l’éducation nationale (Proviseurs, Recteurs, services de rectorats…), notamment pour mettre en place la session 2017 de l’action Declics (Dialogues Entre Chercheurs et Lycéens pour les Intéresser à la Construction des Savoirs), portée par le Cercle FSER. Cette opération a permis de faire rencontrer des chercheurs à près de 3000 lycéens (en savoir plus dans la rubrique Organisation d’événements).



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Théâtre et culture scientifique

Inspirée par l’agencement de l’amphithéâtre de Genopolys, lieu de culture scientifique inauguré fin 2013 à côté du laboratoire où je faisais ma thèse, j’y ai mis en place une pièce de théâtre évoquant la démarche scientifique et la place de la recherche dans la société. Galilée 2.0 était une adaptation de La vie de Galilée, de Bertolt Brecht, jouée par 14 comédiens issus du milieu de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Ce spectacle a été présenté 9 fois, notamment au congrès international Science & You 2015 et a donné lieu à une exposition à l’espace jeunesse de la mairie de Montpellier. Il a finalement débouché sur la création de la compagnie Galilée 3.0 qui prépare actuellement un nouveau spectacle, toujours à Genopolys.
Au delà des aspects artistiques (travail du texte, mise en scène, direction d’acteurs, création d’une bande son originale) j’ai géré toute la logistique de ce projet (planification, organisation des représentations, recherche de financements, communication, partenariats…).

Dans le cadre de mon contrat avec le Groupe TRACES, j’ai co-animé avec une comédienne une série de séances à destination de collégiens visant à leur faire appréhender les sciences par le prisme du théâtre.
Ces interventions faisaient partie de la mise en place du projet européen de recherche-action PERFORM. L’objectif était de proposer des outils pédagogiques aux élèves pour les aider à construire le contenu d’un spectacle que nous avons progressivement créé à partir d’exercices théâtraux. Une représentation devant leurs familles et d’autres élèves du collège a clôturé le projet.



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Organisation d’événements

En tant que vidéaste vulgarisatrice, je fais partie du Café des sciences : une association regroupant des créateurs de contenu vulgarisé sur internet. C’est à ce titre que j’ai co-organisé le premier festival présentant l’envers du décor de la réalisation de vidéos pédagogiques : le festival Vidéosciences, qui a eu lieu en janvier 2017 au Carrefour Numérique de la Cité des sciences.
La programmation comprenait 5 conférences, 9 tables-rondes, une soirée thématique et 13 ateliers pratiques.

J’ai organisé pour le Cercle FSER la session 2017 de l’opération Declics (Dialogues Entre Chercheurs et Lycéens pour les Intéresser à la Construction des Savoirs). Declics consiste à faire venir des personnels de recherche dans les lycées pour échanger de façon directe et personnelle avec les élèves dans un format de speed-meeting. En une heure et demie chaque lycéen rencontre ainsi 7 chercheurs.
En 2017 plus de 600 personnels de recherche (dont 53% de femmes et 12% d’anglophones) sont allés à la rencontre d’environ 3000 lycéens dans plus de 13 villes (52 lycées). Chacune des 57 rencontres organisées a donné lieu à une évaluation auprès de tous les participants (élèves, enseignants et chercheurs).

J’ai été membre active de l’association CBS2, l’association de doctorants liée à mon école doctorale de rattachement, pendant mes trois années de thèse. J’y ai notamment co-organisé trois rencontres annuelles rassemblant entre 100 et 250 doctorants et se déroulant majoritairement en anglais : les journées CBS2.
Je m’y suis impliquée en tant qu’administratrice en 2013, en tant que vice-présidente chargée de communication en 2014 et en tant que trésorière en 2015.



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